Les légendes de Plescoi – de Napoléon aux marchands de quatre saisons

Comme toutes les choses vraiment bonnes, les saucisses de Plescoi ont une légende. Pas une seule mais plusieurs. Il faut en raconter au moins deux, mais il faut le dire, y a personne qui connaît la vérité.

La première légende dit que les Plescoii ils etaient tout simplement des saucisses faites maison de viande de mouton, épicées, sèches et fumées, préparées dans les foyers de la Vallée de Buzau… Une fois, Napoléon Bonaparte qui, après la bataille perdue en Russie, en train de rentrer, passe la nuit chez un boyard qui fait de son mieux pour bien recevoir l’empereur. Il lui sert des plats esquis: tuica, des babics* et des Plescoi. Napoléon trouve ces dernières tellement délicieuses qu’il en emporte plusieurs kilos avec lui en France.

Malheuresement, autant cette histoire nous fait plaisir, il faut le dire aussi que parmi tous les personnalités françaises Napoléon est bien connue comme un ignorant en matière de gastronomie. Ensuite, il existe aucune référence historique qui confirmarait le passage de Napoléon dans notre pays et d’autant plus son court séjour dans la maison d’un boyard de Buzau.

La deuxième légende, plus vraisemblable raconte que la recette de Plescoi appartient aux marchands de quatre saisons serbes qui se sont établis dans cette zone au XIX siècle et qui ont apportés aussi la recette des babics (les connaisseurs savent que le meilleur babic c’est celui de Buzau). Mécontents de goût de la viande de mouton d’ici, très différent de celui de chez eux, les serbes ont décidés de les assaisonner plus fort et de fumer la viande, ensuite les sécher jusqu’au moment ou ils auront la consistance du bois, pour mieux les déguster.

Quelle que sois l’origine réelle, une chose est sûre: la saucisse de Plescoi est un produit unique au pays, elle a un goût et une apparence uniques, qui ne peuvent pas être ignorer, un régal pour les gourmets. Il est probable qu’il y aura aussi des estomacs sensibles qui vont se douter qu’une saucisse de mouton, fumée et très épicée peut être considérée une délicatesse.

Mais les gens qui considèrent la diète sévère et fade un vrai cauchemar, eux ils sauront de quoi je parle.
Je reviens alors, avec un conseil: Sauvez Vama Veche, sauvez ce que vous voulez, mai n’oubliez pas les produits traditionels roumaines, sur la voie de disparition à cause de la pauvreté et la misère de la transition ou de l’industrialisation stupide!

Sauvez la Saucisse de Plescoi!